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Pourquoi les indépendants qui échouent échouent seuls

En France, près de la moitié des micro-entrepreneurs cessent leur activité avant trois ans. Derrière ces chiffres, un facteur revient systématiquement : la solitude. Entre isolement professionnel et manque d’accompagnement, de nombreux indépendants font face seuls à leurs défis. Pourtant, réseaux, mentorat et coopérations existent aujourd’hui pour transformer l’échec en réussite durable.

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46 % des micro-entrepreneurs ne dépassent pas trois ans

Le régime du micro‑entrepreneur concerne plus de 1,5 million de travailleurs indépendants. Mais si son dynamisme ne se discute plus, sa fragilité est tout aussi éloquente. Selon l’Insee, 46 % des micro‑entrepreneurs immatriculés en 2018 étaient encore actifs trois ans après leur création, contre 75 % pour les autres entreprises individuelles.


Cinq ans après immatriculation, ce taux chute à 28 %, révélant la difficulté à maintenir une activité dans la durée. L’isolement professionnel, la dépendance économique à un petit nombre de clients et le changement de statut sont les raisons principales évoquées par les entrepreneurs.


À l’échelle mondiale, le constat se répète : l’isolement est un facteur clé d’échec. Plus de 70 % des freelances déclarent se sentir seuls dans leur activité, avec des conséquences sur la productivité et la santé mentale.



Témoignages : entre isolement et accompagnement


Quand la solitude ronge la viabilité


Nous avons rencontré des indépendants qui racontent leurs premières années, souvent marquées par l’isolement.


Alexandre, 32 ans, consultant digital à Tours :

« J’ai commencé seul, avec une expertise forte mais sans mentor ni communauté. Quand mon principal client a arrêté de travailler avec moi, tout s’est effondré. Je n’avais pas de plan B, ni de réseau pour amortir cette perte. J’ai fini par fermer mon activité après 18 mois. C’est dur à admettre, mais je me sentais complètement seul. »

Sophie, 41 ans, créatrice de bijoux à Lille :

« J'adorais créer. En revanche, la partie paperasse, organisation, finance... Tout ça c'était une vraie corvée, que je ne faisais que repousser. Je n’avais personne pour me guider sur les démarches, ni pour partager les difficultés. J'ai tenté la politique de l'autruche, et ça n'a pas manqué : je me suis faite rattraper par les chiffres. J'ai dû cesser mon activité. Travailler seule ça m'allait très bien. Mais j'aurais dû mieux m'entourer sur la partie administrative et financière...  »

Ces récits illustrent la vulnérabilité d’un modèle centré sur l’autonomie absolue, où la solitude peut précipiter la fin d’une activité, indépendamment de la compétence ou de la motivation de l’entrepreneur.


Ceux qui ont tenu… grâce à la communauté


D’autres ont réussi à traverser les mêmes obstacles… en s’appuyant sur un réseau et des solutions d’accompagnement.


Clara, 53 ans, consultante en marketing à Bordeaux :

« Ce qui m’a aidée à tenir, c’est mon réseau professionnel. J’ai intégré des groupes de co‑travail, trouvé un mentor et suivi des formations collectives. Cela a transformé ma manière de fixer mes tarifs et de structurer mes offres. Le soutien humain a été déterminant. »

Thomas, 35 ans, freelance développeur à Lyon :

« J’ai rejoint un espace de coworking et me suis rapproché de réseaux et solutions d'accompagnement en ligne. Ça m’a permis de sortir de l’isolement, d’échanger avec d’autres indépendants et de collaborer sur des projets complémentaires. Sans ces rencontres et ce soutien, je ne sais pas si j’aurais tenu. Ça a tout changé. »

Ces expériences montrent que la réussite durable d’un indépendant repose moins sur l’autonomie totale que sur la capacité à créer du lien, à partager, à se former et à bénéficier de mentorat ou d’accompagnement.


Plus de 70 % des freelances déclarent se sentir seuls dans leur activité - Étude Jobbers 2025

Accompagnement et coopération : la clé de la pérennité

L’accompagnement structurel augmente significativement les chances de survie : les micro‑entrepreneurs bénéficiant d’un mentor ou d’un réseau actif ont un taux de pérennité jusqu’à 77 %, contre 46 % pour ceux qui sont seuls.


Au-delà de l’économie, la dimension humaine est décisive : l’isolement est un frein tangible à la performance et au bien-être, avec près de trois quarts des freelances déclarant des épisodes de solitude qui ont affecté leur activité.

Seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin : la coopération, qu’elle passe par des communautés de pratique, des partenariats ou des groupes d’apprentissage, devient un multiplicateur de résilience entrepreneuriale.

L’échec des indépendants n’est pas uniquement une question économique : il est social et structurel. Moins de la moitié des micro‑entrepreneurs dépassent trois ans d’activité, mais ce constat n’est pas une fatalité. L’accès à mentorat, accompagnement, réseau professionnel, coworking et formations peut transformer la trajectoire d’un entrepreneur.


Aujourd’hui, il existe assez de solutions pour ne pas travailler seul. La pérennité ne se construit pas dans l’isolement : elle se construit ensemble, en partageant expériences, ressources et soutien.


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